L’importance de nos liens ancestraux : la relation entre l’attachement aux origines ethniques et l’attachement au Canada
Près des deux tiers des Canadiens — 64 % — disent être attachés à leurs origines ethniques ou à leur ascendance, dont 28 % qui se disent très attachés. Cet attachement est assez répandu au pays : il atteint 67 % au Québec et dans le Canada atlantique, 66 % en Colombie-Britannique et 65 % en Ontario. Les Québécois et les Britanno-Colombiens sont les plus susceptibles de se dire très attachés à leur ascendance, à 33 % et 32 % respectivement.
Parallèlement, l’attachement national demeure nettement plus fort. Quatre-vingt-deux pour cent des Canadiens disent être attachés au Canada, dont 50 % très attachés. Les écarts régionaux restent toutefois importants. L’attachement au Canada atteint 92 % dans le Canada atlantique, contre 73 % au Québec. Seulement 33 % des Québécois se disent très attachés au Canada, comparativement à 63 % dans le Canada atlantique, 58 % en Alberta et 55 % en Colombie-Britannique.
L’un des constats les plus importants concerne l’évolution générationnelle. Les Canadiens de 18 à 24 ans sont le groupe d’âge le plus susceptible de se dire très attaché à ses origines ethniques, à 36 %. Pourtant, 85 % de ce même groupe d’âge disent être attachés au Canada. Les plus jeunes Canadiens semblent donc à l’aise de conjuguer ces deux identités. Leur attachement à leur ascendance ne se traduit pas par un rejet du pays.
Il existe toutefois un important clivage selon l’âge quant à l’intensité de l’attachement au Canada. Seulement 40 % des Canadiens de 18 à 24 ans se disent très attachés au Canada, comparativement à 62 % des 55 à 64 ans et à 69 % des 65 ans et plus. Les jeunes Canadiens ne sont pas nécessairement détachés du Canada, mais leur attachement est plus souvent qualifié de « plutôt » que de « très » fort.