Les limites aux manifestations, à la liberté d’expression et aux points de vue relatifs au déni de l’Holocauste, aux États-Unis

janvier 28, 2025

Aux États-Unis, la liberté d'expression est considérée comme étant protégée constitutionnellement par le premier amendement. Les Américains reconnaissent qu'il y a des limites à ne pas franchir et que la liberté d'expression n'est pas absolue. Des débats sont en cours quant à la limite à ne pas franchir lorsqu'il s'agit d'opinions racistes et/ou de discours, de manifestations publiques et du déni de l’Holocauste. Une enquête menée auprès des Américains du 22 au 24 novembre 2024 par la firme Léger USA au profit de l'Institut Metropolis a permis d'identifier ces limites. Cette enquête révèle que les Américains estiment que la liberté d'expression doit être protégée même lorsqu'elle implique l'expression d'opinions ouvertement racistes. Mais qu'ils reconnaissent néanmoins les limites de la liberté d'expression lorsqu'il s'agit de discours de haine visant des groupes spécifiques et qu'ils ne considèrent pas le déni de l'holocauste comme une forme de liberté d'expression. Une pluralité d'Américains (48 %) ne considère pas que le déni de l'Holocauste devrait être qualifié de liberté d'expression. En ce qui concerne les manifestations publiques, la plupart des Américains (48 %) estiment que les manifestants ne devraient pas être autorisés à porter des masques pour cacher leur visage, et la majorité (67 %) ne pense pas que le vandalisme de biens publics/commerciaux soit acceptable, même s'il vise à transmettre un message politique. Cependant, il existe des différences générationnelles importantes en ce qui concerne les manifestations publiques. Alors que les Américains de plus de 30 ans ne sont pas d'accord pour que les gens puissent porter des masques pour cacher leur visage lors de manifestations publiques, la moitié des répondants âgés de 18 à 29 ans soutiennent le port de masques pour les manifestants. Les jeunes Américains sont également plus enclins à estimer qu'il existe des circonstances dans lesquelles le vandalisme de biens publics/commerciaux pour envoyer un message politique est acceptable. En ce qui concerne la liberté d'expression et le déni de l'Holocauste, des différences importantes existent entre les hommes et les femmes, les hommes étant plus enclins à estimer que le déni de l'Holocauste devrait être qualifié de liberté d'expression et que même les opinions ouvertement racistes méritent d'être protégées. Le sondage a été réalisé par Léger USA au profit de l'Institut Metropolis auprès de 1009 répondants entre le 22 et le 24 novembre 2024. Une marge d'erreur probabiliste de ±3,9 %, 19 fois sur 20.