Les deux amigos : les Canadiens accordent une note honorable aux relations entre le Canada et le Mexique, tout en considérant que l’état actuel des relations avec les États-Unis est aussi mauvais que celui des relations entre le Canada et la Russie.
mai 13, 2025
Quiconque remportera les élections fédérales du 28 avril aura fort à faire en matière de relations internationales, notamment en ce qui concerne les relations bilatérales clés. Les Canadiens ont constaté une détérioration des relations avec les États-Unis, sans qu’une amélioration ne semble se profiler à court terme. Un sondage réalisé par Leger pour l’Association d’études canadiennes révèle que trois Canadiens sur quatre décrivent cette relation comme mauvaise — une évaluation plus négative encore que celle donnée aux relations entre le Canada et la Russie ! Les Canadiens attribuent les évaluations les plus positives aux relations entre le Canada et le Mexique, le Canada et le Royaume-Uni, ainsi que le Canada et l’Union européenne. Il semblerait que les Canadiens se sentent plus proches de l’autre « amigo » que des États-Unis. Quant aux relations entre le Canada et la Chine, qui ont été particulièrement tendues ces dernières années, bien que plus de Canadiens les perçoivent actuellement comme « mauvaises » plutôt que « bonnes », l’écart n’est pas insurmontable. Il convient de noter que le chef libéral Mark Carney a qualifié la Chine de principale menace à la sécurité du pays. Récemment, l’ambassadeur de Chine au Canada a déclaré que Pékin souhaitait former un partenariat avec le Canada afin de résister à « l’intimidation » américaine, suggérant que les deux pays pourraient rallier d’autres nations pour empêcher Washington de saper les règles mondiales .(https://www.ctvnews.ca/world/trumps-tariffs/article/china-says-it-wants-to-partner-with-canada-to-push-back-against-american-bullying/) Ces résultats proviennent d’un sondage réalisé par Leger Marketing pour l’Association d’études canadiennes, mené du 17 au 19 avril 2025 auprès de 1603 répondants au Canada. Il n’est pas possible d’attribuer une marge d’erreur à un échantillon non probabiliste dans le cadre d’un sondage par panel, à des fins de comparaison. Un échantillon probabiliste de 1603 répondants aurait une marge d’erreur de ±2,5 %, 19 fois sur 20.