Vivez-vous sur des terres autochtones volées?

juin 27, 2025

Un procès intenté par quatre professeurs de l'UBC devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique affirme que la reconnaissance officielle des terres par l'université est de nature politique et donc contraire à la législation provinciale. Selon eux, en utilisant des termes tels que « non cédées » - ce qui signifie que les terres n'ont jamais été cédées dans le cadre d'un traité - ces reconnaissances indiquent que les terres du Canada ont été « volées » et remettent donc en question la légitimité de l'État.Un certain nombre de juristes et de dirigeants autochtones préviennent qu'une telle action compromettra les progrès accomplis en matière de droits fonciers autochtones et de réconciliation. Certains ont carrément rejeté l'affaire, la jugeant non pertinente. Selon un sondage réalisé en mai 2025 par Léger pour l'Association d'études canadiennes, la plupart des Canadiens ne croient pas qu'ils vivent sur des terres autochtones volées. Quelque 27 % d'entre eux pensent qu'ils vivent sur des terres autochtones volées, 52 % ne le pensent pas et 21 % ne savent pas. Un sondage ACS-Leger de juin 2021 demandant aux Canadiens s'ils pensaient vivre actuellement sur des terres autochtones « non cédées » a révélé que 25 % répondaient par l'affirmative, 42 % par la négative et 33 % ne savaient pas. En bref, les Canadiens sont plus enclins à rejeter l'idée qu'ils vivent sur des terres autochtones volées plutôt que sur des terres autochtones non cédées, même si la différence entre les deux est largement considérée comme sémantique. L'enquête de 2025 révèle que la majorité des Britanno-Colombiens rejettent l'idée qu'ils vivent sur des terres indigènes volées, tout comme la plupart des Vancouvérois interrogés.