La ‘rupture’ est difficile : comment les Canadiens appréhendent le processus de séparation ?
juillet 25, 2025
Depuis les élections fédérales du 28 avril et la victoire du Parti libéral, on parle beaucoup d'un référendum en Alberta sur la séparation du Canada Plusieurs sondages ont évalué le niveau de soutien à la souveraineté parmi les Albertains, avec des résultats variables Le processus référendaire au Canada a été beaucoup moins discuté et, même si certains pourraient se tourner vers le Québec pour trouver un ou plusieurs précédents à cet égard, il reste difficile de prédire quelles seraient les conséquences d'un vote majoritaire en faveur de la souveraineté en termes de prochaines étapes. S'il existe un cadre législatif régissant les règles de reconnaissance par le reste du Canada en cas de résultat favorable à la souveraineté, celui ci découlerait de la Loi fédérale donnant effet à l'exigence de clarté (projet de loi C 20 officiellement intitulée « Loi donnant effet à l'exigence de clarté formulée par la Cour suprême du Canada dans l'affaire [Québec c Procureur général du Canada] » Adoptée en juin 2000 la loi fédérale canadienne fournit certaines lignes directrices concernant le processus de sécession d'une province du Canada. Quelque vingt cinq ans plus tard, avec la perspective de référendums en Alberta et au Québec dans les prochaines années, comment les Canadiens perçoivent ils le processus associé à une éventuelle sortie du pays? Pour mieux comprendre cela, l’Association d’études canadiennes a mandaté la firme Léger pour sonder l’opinion publique sur plusieurs questions clés entourant les référendums sur la souveraineté et ce qu’impliquerait un vote favorable. Les résultats proviennent d’un sondage mené du 16 au 18 mai 2025 auprès de 1 537 répondants au Canada Étant basé sur un panel non probabiliste, aucune marge d’erreur ne peut y être officiellement associée À titre comparatif, un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 2 5 19 fois sur 20.