Sommes-nous des gardiens de la paix : dans quelle mesure les Canadiens se sentent-ils directement concernés par les conflits dans le monde ?

septembre 29, 2025

Certains Canadiens ont décrit le maintien de la paix comme un élément important de notre identité. Ce point de vue persiste malgré le déclin des contributions actives au maintien de la paix depuis la fin des années 1990. Ce sentiment découle de l'héritage d'une participation importante aux missions de l'ONU il y a plusieurs décennies. Compte tenu de l'état des conflits dans le monde, notamment en Russie et en Ukraine, ainsi qu'en Israël et à Gaza, il convient de se demander si les Canadiens seraient prêts à envoyer des forces de maintien de la paix dans ces régions si le besoin s'en faisait sentir. Cette question repose sur la mesure dans laquelle les Canadiens se sentent directement touchés par ces conflits. Pour apporter des éléments de réponse, l'Association d'études canadiennes a mandaté Léger Marketing pour mener une enquête auprès des Canadiens sur ces questions. À cet égard : -Une majorité de Canadiens sont d'accord pour envoyer des forces de maintien de la paix en cas d'accord entre la Russie et l'Ukraine -Une majorité de Canadiens s'opposent à l'idée d'envoyer des forces de maintien de la paix dans la région en cas d'accord entre Israéliens et Palestiniens -Une majorité de Canadiens reconnaissent se sentir moins directement concernés par la guerre entre la Russie et l'Ukraine que les Européens et les Américains ; les jeunes Canadiens se sentent beaucoup moins concernés que leurs aînés -Une majorité de Canadiens se disent moins directement concernés par le conflit entre Israéliens et Palestiniens que les Américains. Les deux tiers des Canadiens âgés de 18 à 24 ans se disent moins concernés Leger a mené le sondage via un panel Web pour l'Association d'études canadiennes entre le 29 et le 31 août 2025. Bien qu'aucune marge d'erreur ne puisse être associée à un échantillon non probabiliste (panel Web dans le cas présent), à des fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1 621 répondants aurait une marge d'erreur de ± 2,52 %, 19 fois sur 20.