Blâmer les victimes : une minorité significative estime que les Juifs sont responsables des préjugés dont ils font l’objet
septembre 29, 2025
Le fait de rejeter la responsabilité des préjugés sur les victimes est souvent invoqué pour justifier des actes discriminatoires. Cela s'exprime parfois par des généralisations dangereuses sur le groupe auquel les victimes sont associées. La justification avancée pour un tel comportement peut servir à éviter d'assumer la responsabilité de ses propres préjugés. Les minorités religieuses, ethniques et autres sont souvent la cible de ce que l'on appelle parfois le « victim-blaming », qui représente une autre facette de la lutte complexe menée par la société contre le racisme et l'antisémitisme. L'Association d'études canadiennes a mandaté la société Léger Marketing pour demander aux Canadiens s'ils pensaient que les Juifs étaient souvent responsables des actes de préjugés dont ils étaient victimes. Il en ressort que plus d'un Canadien sur quatre est d'accord avec cette affirmation, cette opinion étant plus répandue au Québec. La même question a été posée aux Américains et il en ressort qu'un pourcentage plus faible (17 %) est d'accord avec cette affirmation. Les résultats sont basés sur des sondages réalisés par la société Léger pour l'Association d'études canadiennes entre le 29 et le 31 août 2025 auprès de 1 627 Canadiens. Bien qu'aucune marge d'erreur ne puisse être associée à un échantillon non probabiliste de 1 627 répondants, celle-ci serait de ± 2,52 %, 19 fois sur 20. Les résultats de l'enquête américaine ont également été recueillis par le biais d'un panel en ligne par la société Léger pour l'Association d'études canadiennes entre le 29 et le 31 août 2025 auprès de 1 014 Américains. Bien qu'aucune marge d'erreur ne puisse être associée à un échantillon non probabiliste de 1 014 répondants, la marge d'erreur serait de ±3,99 %, 19 fois sur 20.