La double nationalité : regards sur la citoyenneté canadienne

janvier 26, 2026

Bien que tous les pays n’autorisent pas la double nationalité, devenir binational permet de détenir deux nationalités en même temps sans perdre de droits. Toutefois, tous les pays ne permettent pas la double nationalité. En devenant binational ou titulaire d’une double nationalité, vous pouvez bénéficier de l’accès aux services sociaux et de santé des deux pays, vivre dans les deux pays sans restrictions de visa et détenir deux passeports facilitant la mobilité internationale. Cependant, vous pouvez également faire face à des obligations légales et fiscales dans les deux pays. Bien qu’il soit difficile d’obtenir des classements mondiaux précis, les États-Unis, le Canada, la Suisse et de nombreux pays de l’Union européenne affichent des taux élevés de double nationalité. Le Canada compte 11,2 % de personnes ayant une double nationalité (3,7 millions), une forte proportion de citoyens naturalisés (44,7 %) possédant plusieurs nationalités, et la Suisse environ 19 % de sa population, ce qui reflète une forte acceptation. Les débats sur la double nationalité s’intensifient à l’échelle mondiale, alimentés par l’augmentation du nombre de pays qui l’acceptent et par certaines réactions législatives récentes et très médiatisées aux États-Unis et ailleurs. Un sondage mené par Léger pour l’Association d’études canadiennes révèle que les jeunes Canadiens et les nouveaux arrivants apprécient l’idée de détenir une double nationalité. Une pluralité de Canadiens n’est pas d’accord avec l’idée selon laquelle la double nationalité entraîne des loyautés partagées. Le sondage montre également qu’une majorité de Canadiens de naissance et d’immigrants préféreraient être citoyens du Canada plutôt que de tout autre pays. Toutefois, pour chacune des questions liées à la nationalité, on observe d’importantes différences d’opinion qui reflètent, dans une certaine mesure, les débats sur l’identité nationale. Contrairement aux États-Unis, où certains législateurs souhaitent rouvrir le débat sur la double nationalité, heureusement aucun législateur ne mène une telle discussion au Canada. Le sondage a été réalisé par Léger pour l’Association d’études canadiennes auprès de 1 723 répondants au Canada, durant la période du 19 au 21 décembre 2025. Aucune marge d’erreur ne peut être associée à un échantillon non probabiliste issu d’un panel, à des fins de comparaison. Un échantillon probabiliste de 1 723 répondants aurait une marge d’erreur de ± 2,5 %, 19 fois sur 20.