Les musulmans et les juifs sont perçus aujourd’hui comme les principales cibles de la haine et des préjugés au Canada.

avril 1, 2026

Une majorité de Canadiens pensent que plusieurs des populations les plus vulnérables du pays sont régulièrement confrontées à des préjugés et à la haine au Canada aujourd’hui. Ces résultats proviennent d’un sondage réalisé par la firme Léger pour l’Association d’études canadiennes à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. Les musulmans (70 %) et les immigrants/réfugiés (68 %) sont les groupes le plus souvent mentionnés, suivis des peuples autochtones, des personnes noires, des juifs et des personnes 2SLGBTQI+. Bien que les musulmans et les immigrants/réfugiés se situent quelque peu au-dessus des autres, les résultats pondérés suggèrent que les écarts entre les groupes ne sont pas particulièrement importants, ce qui indique une perception largement partagée selon laquelle la discrimination touche de multiples communautés au Canada. Lorsqu’on a demandé aux répondants de classer les groupes les plus susceptibles d’être confrontés à des préjugés et à de la discrimination, les musulmans ont été placés au premier rang, les immigrants/réfugiés au deuxième, et les juifs au troisième, tandis que les peuples autochtones et les personnes noires ont été classés aux derniers rangs parmi les groupes mentionnés. Les données révèlent également des différences importantes selon les groupes linguistiques et démographiques, ainsi qu’un lien perçu fort entre les préjugés visant les musulmans et ceux visant les immigrants/réfugiés. Dans l’ensemble, les résultats soulignent la persistance des préoccupations liées au racisme et à la discrimination au Canada. Les résultats reposent sur un sondage réalisé en ligne par la firme Léger pour l’Association d’études canadiennes du 6 au 8 mars 2026, auprès de 1 579 Canadiens. Bien qu’aucune marge d’erreur ne puisse être associée à un échantillon non probabiliste, un échantillon probabiliste de 1 579 répondants aurait eu une marge d’erreur de ± 2,52 %, 19 fois sur 20.