À quel point les Canadiens sont-ils préoccupés par la menace de séparation de l’Alberta et du Québec ?
mai 28, 2026
Des décisions judiciaires récentes en Alberta ont renforcé les revendications autochtones selon lesquelles les gouvernements ont le devoir de consulter les peuples autochtones sur les questions liées à la souveraineté provinciale et à la séparation. Cela ajoute une nouvelle dimension importante au débat, qui devrait également occuper une place dans la campagne électorale québécoise d’octobre. Dans ce contexte, le plus récent sondage Léger réalisé pour l’Association d’études canadiennes indique que l’inquiétude suscitée par la menace de séparation a quelque peu diminué par rapport aux sondages précédents, bien que les comparaisons doivent être faites avec prudence puisque la formulation des questions était différente. Le sondage montre néanmoins que les Canadiens continuent de considérer la perspective d’une séparation de l’Alberta comme une préoccupation plus immédiate que celle d’une séparation du Québec : plus d’un Canadien sur quatre se dit inquiet de la possibilité d’une séparation de l’Alberta, contre moins d’un sur cinq dans le cas du Québec. L’inquiétude demeure particulièrement marquée en Alberta même, et elle est quelque peu plus élevée chez les répondants autochtones, tandis que les Québécois sont plus enclins que les autres Canadiens à considérer la menace d’une séparation du Québec avec davantage d’inquiétude. Ce résultat provient d’un sondage mené auprès des Canadiens par la firme Léger pour l’Association d’études canadiennes entre le 15 et le 17 mai 2026. Le sondage a été réalisé auprès de 1 511 répondants au Canada. Une marge d’erreur ne peut pas être associée à un échantillon non probabiliste dans le cadre d’un sondage par panel à des fins de comparaison. À titre indicatif, un échantillon probabiliste de 1 511 répondants aurait une marge d’erreur de ±2,5 %, 19 fois sur 20. Le sondage comparatif a été réalisé un an plus tôt, du 1er au 3 mai 2025, auprès de 1 626 répondants au Canada. Une marge d’erreur ne peut pas être associée à un échantillon non probabiliste dans le cadre d’un sondage par panel à des fins de comparaison. À titre indicatif, un échantillon probabiliste de 1 626 répondants aurait une marge d’erreur de ±2,5 %, 19 fois sur 20.