Les Canadiens doutent des chances de réconciliation mondiale, alors que les divisions internationales mettent les amitiés à l’épreuve

septembre 18, 2026

Un sondage Léger réalisé pour l’Association d’études canadiennes du 4 au 6 septembre 2026 révèle un pessimisme marqué quant aux perspectives de résolution de plusieurs grands conflits internationaux. Parmi les quatre conflits étudiés, les Canadiens jugent celui entre Israéliens et Palestiniens étant le moins réconciliable : seuls 14 % estiment qu’une réconciliation est possible, contre 23 % pour la Russie et l’Ukraine, 26 % pour l’Iran et les pays occidentaux et 35 % pour la Russie et les États-Unis. Les jeunes Canadiens sont généralement plus optimistes que les répondants plus âgés, tandis que les hommes sont plus susceptibles que les femmes de juger les conflits réconciliables. Les francophones expriment un pessimisme particulièrement marqué : 68 % qualifient le conflit israélo-palestinien d’irréconciliable, contre 55 % des anglophones. Ce pessimisme dépasse les relations internationales et touche la vie personnelle des Canadiens. Un peu plus de la moitié des répondants, soit 52 %, estiment qu’il est de plus en plus difficile pour des personnes aux opinions opposées sur les grands conflits internationaux de rester amies, tandis que 21 % seulement ne sont pas d’accord. Cette perception est remarquablement constante chez les Canadiens francophones, anglophones et allophones, ce qui suggère que les effets polarisants des conflits internationaux transcendent les frontières linguistiques. Les résultats font ressortir une préoccupation plus large : les conflits mondiaux façonnent de plus en plus les relations au pays et compliquent le maintien du dialogue malgré de profondes divergences politiques.