Au-delà des clivages : Dans les sociétés pluralistes les préjugés sont plus complexes que le simple « nous » et « eux ».

avril 2, 2025

Le 21 mars est la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale. Cette journée est un appel à l'action pour les individus, les organisations et tous les niveaux de gouvernement afin qu'ils travaillent activement à l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, d'injustice, de racisme systémique et de haine. Au Canada, nous avons observé des changements dans les principales cibles des préjugés et de la haine au cours des dernières années. Les cibles des sentiments négatifs sont restées relativement stables, les minorités raciales et religieuses étant les plus susceptibles d'en faire l'objet d'un tel sentiment. Les résultats de l'enquête qui suit (du 1ᵉʳ et 2 mars 2025) examinent dans quelle mesure les groupes les plus susceptibles d'être l'objet d'un sentiment négatif sont identifiés et par qui ils le sont. Ce qui est particulier dans cette étude, c'est qu'elle met en évidence que l'analyse des sentiments négatifs, souvent présentée comme un schéma binaire où les majorités sont systématiquement perçus comme ayant des préjugés ou des opinions négatives sur les minorités, ne donne qu'une vision partielle de qui nourrit ces préjugés et des raisons pour lesquelles il en est ainsi. Il est donc essentiel de documenter la diversité démographique des groupes qui nourrissent des sentiments négatifs pour bien comprendre les préjugés au Canada et dans d'autres sociétés diversifiées. L'enquête a été menée par Leger pour l'Association d'études canadiennes auprès de 1539 répondants au Canada au cours de la période du 1er au 2 mars 2025. Un échantillon probabiliste de 1539 répondants aurait une marge d'erreur de ±2,5 %, 19 fois sur 20.