Fierté d’être Canadien, régionalisme et sentiment de respect

juin 5, 2025

Dès le début de la campagne électorale fédérale et au fil de son déroulement, la fierté d’être Canadien a fluctué, notamment à la suite des propos du Président Trump, qui a évoqué la possibilité de faire du Canada le 51ᵉ État et d'augmenter les droits de douane imposés au pays. Les variations les plus importantes du sentiment de fierté ont été observées au Québec et en Alberta, où les hausses notées pendant la campagne électorale sont retombées après le scrutin, particulièrement en Alberta. En plus de mesurer le degré de fierté d’être Canadien, l’Association d’études canadiennes a mandaté la firme Léger pour examiner si les provinces ou régions du Canada estiment recevoir le respect qu’elles méritent au sein du pays, et si la population se sent plus proche de sa province/région que du Canada. Les Québécois, suivis des Néo-Écossais et des Albertains, sont les plus susceptibles de dire qu’ils s’identifient davantage à leur province ou région qu’au Canada. Les Ontariens, les Britanno-Colombiens et les Québécois sont ceux qui estiment le plus recevoir le respect qu’ils méritent au sein du Canada, alors que les Néo-Brunswickois, les Néo-Écossais et les Albertains sont plus nombreux à penser qu’ils ne sont pas respectés à leur juste valeur. Ces résultats proviennent d’un sondage mené par Léger Marketing pour l’Association d’études canadiennes, réalisé du 16 au 18 mai 2025 auprès de 1 537 répondants à travers le Canada. Comme il s’agit d’un échantillon non probabiliste issu d’un panel, aucune marge d’erreur ne peut y être associée. À titre comparatif, un échantillon probabiliste de 1 537 répondants présenterait une marge d’erreur de ±2,5 %, 19 fois sur 20.