La plupart des Québécois s’accordent à dire qu’un Québec indépendant aurait beaucoup moins d’influence qu’un Canada uni pour faire face à la menace actuelle des États-Unis.

avril 16, 2025

Ce mercredi (16 avril) et jeudi (17 avril), les Canadiens auront l'occasion de suivre les débats télévisés entre les chefs de parti dans les langues française et anglaise dans le cadre de la campagne pour les élections fédérales. Les relations entre le Canada et les États-Unis seront un thème crucial des débats dans les deux langues, notamment en raison des propos du Président Trump visant à faire du Canada le 51e État et à imposer de nouveaux droits de douane au Canada. Les déclarations et les actions de Trump ont suscité des discussions sur l'importance de l'unité face à la menace. Plus précisément, de nombreux électeurs québécois se demandent si, dans les circonstances actuelles, un parti représentant un pays dans son ensemble aurait plus de poids pour défendre les intérêts du Québec que le parti souverainiste avéré qu'est le Bloc Québécois. Pour répondre à cette question, l'Association d'études canadiennes a demandé à Léger Marketing (5 et 6 avril 2025) si « un Québec indépendant aurait-il beaucoup moins d'influence qu'un Canada uni pour faire face à la menace actuelle des États-Unis ?». Environ 48 % des Québécois sont d’accord sur cette question, tandis que 32 % ne le sont pas. En toile de fond de la question de savoir qui est le mieux placé pour défendre le Québec, il y a la question de la défense de la langue française. À cet égard, les États-Unis ont récemment inscrit la réforme de la langue française du gouvernement québécois sur la liste des obstacles au commerce avec les États-Unis, ce qui, pour certains, a servi de rappel supplémentaire de la nécessité d'identifier des moyens de se montrer efficace dans les interactions avec l'administration américaine actuelle. Le sondage AEC-Leger révèle que la plupart des Québécois estiment que la langue française au Québec est menacée par les politiques de l'administration Trump. Le sondage a été réalisé par Léger pour l'Association d'études canadiennes auprès de 1631 répondants au Canada au cours de la période des 5 et 6 avril 2025. Une marge d'erreur ne peut pas être associée à un échantillon non probabiliste dans un sondage par panel à des fins de comparaison. Un échantillon probabiliste de 1631 répondants (433 au Québec) aurait une marge d'erreur de ±2,5 %, 19 fois sur 20.