Perceptions des relations entre anglophones et francophones au Québec et dans le reste du Canada
mai 13, 2025
Sans surprise, la perception de l’état des relations entre anglophones et francophones au Canada reflète les tensions entre le Québec et le reste du pays. Parmi plusieurs constats, cette réalité est confirmée par un sondage Léger réalisé en avril 2025 pour l’Association d’études canadiennes, qui révèle que presque tous les Québécois qui estiment que les relations entre le Québec et le reste du Canada sont mauvaises ont également une perception négative des relations entre les anglophones et les francophones à l’échelle du pays. Les Québécois considèrent que les relations (de réconciliation) entre les anglophones et les francophones au Canada sont moins bonnes que celles entre les Autochtones et les non-Autochtones. Dans le reste du Canada, on observe une plus grande inquiétude quant à l’état des relations entre Autochtones et non-Autochtones, en particulier dans les Prairies. En effet, les francophones du Québec ne voient pas de grande différence dans l'état de leurs relations avec les Québécois anglophones et les anglophones du Canada hors Québec, car ils ont l'impression que les relations sont pires entre les anglophones et les francophones du Québec qu'entre les anglophones et les francophones du Canada. Le sondage révèle également que les jeunes Québécois sont beaucoup moins susceptibles que les autres de considérer que les relations entre anglophones et francophones dans la province sont bonnes. Alors que le premier ministre Mark Carney a renommé le ministère du Patrimoine canadien en « Culture et Identité », il sera important de voir quelles mesures seront mises en place pour favoriser une réconciliation sur les lignes de fracture linguistiques. Ces résultats proviennent d’un sondage mené par Léger Marketing pour l’Association d’études canadiennes, réalisé du 17 au 19 avril 2025 auprès de 1603 répondants à travers le Canada. Il n’est pas possible d’associer une marge d’erreur à un échantillon non probabiliste d’un sondage en panel à des fins de comparaison. Un échantillon probabiliste de 1603 répondants aurait une marge d’erreur de ±2,5 %, 19 fois sur 20.